Rapatriements par la voie aérienne
En vertu du mandat que lui confère la loi, la Commission accompagne, depuis 2012, de manière systématique tous les rapatriements sous contrainte de niveau 4 effectués par la voie aérienne. Sa mission est d’observer la manière dont sont traitées les personnes à rapatrier qui sont placées en détention administrative en vue de l’exécution d’une décision de renvoi passée en force.

S’agissant du droit international, ce sont principalement la Convention contre la torture, la CEDH, le règlement Dublin III, les normes du Comité européen pour la prévention de la torture (CPT) et la directive sur le retour du Parlement européen et du Conseil qui s’avèrent déterminants. Au plan fédéral sont pertinentes la loi fédérale sur les étrangers (LEtr) et l’ordonnance sur l’exécution du renvoi et de l’expulsion d’étrangers (OERE), ainsi que la LUsC et son ordonnance d’application (ordonnance sur l’usage de la contrainte, OLUsC).
Les observations et les recommandations qui résultent de l’observation de l’exécution des renvois selon le droit des étrangers font l’objet d’échanges réguliers, dans le cadre d’un dialogue spécialisé institutionnalisé, avec des représentants du Secrétariat d’État aux migrations (SEM), de la Conférence des commandants des polices cantonales de Suisse (CCPCS) et de l’Association des services cantonaux de migration (ASM). La Commission rédige un rapport annuel contenant une série de recommandations, qu’elle adresse au Comité d’experts Retour et exécution des renvois, organe rattaché à la Conférence des directrices et directeurs des départements cantonaux de justice et police (CCDJP).